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Les photos font partie de fonds documentaires privés ou associatifs.
Elles ne sont pas du domaine public.

 

Les Rencontres du Clapas

Journées conviviales de rencontres et d'échanges autour du patrimoine
Le public y est cordialement invité - Entrée libre


Temps fort dans la vie de nos associations, cette grande réunion annelle a pour objet de faire se rencontrer leurs membres passionnés du Patrimoine. Cette journée est organisée par une association adhérente, chaque fois différente, qui accueille les autres dans son village.

Les Rencontres constituent une journée d’intérêt exceptionnel pour les associations présentes qui ont ainsi la possibilité d’échanger sur leurs actions et leurs pratiques.
Tous les adhérents de toutes les associations du Clapas sont invités bien sûr !

La journée se déroule d'après la trame suivante :

- présentation par chaque association de ses activités, ses projets et ses préoccupations ;
- présentation d'une animation, d'une exposition ou d'une conférence ;
- découverte du patrimoine du village qui accueille la rencontre ;
- présentation des bulletins et documents réalisés par les associations.
 


Les 9es  Rencontres du Clapas

 

Le 25 Novembre 2017, ces rencontres amicales entre les associations du groupement et d’autres associations qui se consacrent au patrimoine ont été organisées par l’association du Patrimoine de Forcalquier autour du thème : « Châteaux, tours et murailles en Pays de Forcalquier »

Mme Denise Ciuti, présidente du Patrimoine du Pays de Forcalquier accueille les participants et remercie la mairie de Forcalquier qui a aimablement prêté la salle Pierre Michel pour permettre le déroulement de cette journée.

 

Puis Mme Christiane Ducroux, présidente du Clapas, introduit cette journée des 9es Rencontres du Clapas dont le thème a été proposé par Mme Jeanine Bourvéau qui en assurait également l’organisation avec l’aide de Mme Sandrine Claude, archéologue. Elle les remercie, ainsi que tous les participants, maires ou responsables des associations adhérentes qui ont accepté de parler des sites castraux de leurs villages, et les professionnels des services d’archéologie ou des archives du département qui ont bien voulu intervenir lors de ces rencontres.

 

Mme Sandrine Claude, archéologue au service archéologique de la ville d’Aix, exprime sa satisfaction de voir l’archéologie mise en valeur par cette journée grâce au Clapas et remercie Mme Jeanine Bourvéau qui en a donné l’impulsion et avec qui elle y a travaillé.

 

Elle introduit ensuite tour à tour les interlocuteurs invités à parler des sites :

 

M. Michel Benedetto, de l’association Les Amis de Villeneuve, présente « Les remparts et le château de la Roche Amère »

Le site castral de la Roque de Volx, perché à 585 mètres, domine le village de Villeneuve et est situé sur une éminence abrupte et stratégique qui contrôlait au Moyen âge la route située dans la vallée du Largue entre Forcalquier et la Durance. Il appartenait au XIIe siècle aux seigneurs de la Roque de Volx qui en 1126 faisaient soumission aux seigneurs de Forcalquier. Sur le site, il ne reste que les ruines du château fort construit vers la fin du XIe siècle avec un donjon imposant et des restes de murailles, plus quelques ruines du vieux village de la Roque. Légèrement en contrebas, à 200 mètres du château, se trouve la très belle chapelle du XIIe siècle, Notre-Dame de la Roche, restaurée récemment, qui a été construite sur le même plan que celle de Saint-Martin-Les-Eaux. En 1443, à cause des difficultés d’accès et probablement du manque d’eau, le village médiéval s’est déplacé vers le village bas de Villeneuve et tout le site de la Roque a été délaissé. Le rocher de la Roche Amère, sur lequel est bâti le site castral, est exploité depuis 1950 en tant que carrière.

 

Mme Françoise Keller, de l’association Patrimoine de Vachères, présente « Les remparts et le château de Vachères »

Le village de Vachères est perché à 830 mètres et domine tout le paysage. Au Xe siècle, le lieu appartenait aux seigneurs de Simiane qui deviennent les Vaquieras, puis de Vachères. Sur le site du castrum, il reste peu d’éléments du Moyen âge et c’est une construction récente qui a remplacé le château au sommet du village. Cependant, on trouve encore des éléments de remparts du XIIIe siècle avec des archères, trois bouches à feu dans la tour de guet qui était insérée dans la courtine. De l’église Saint-Christophe médiévale, qui était d’abord hors les murs du bourg puis insérée dans la deuxième ligne de remparts, il ne subsiste que quelques murs. Dans les sous-sols du village, on trouve encore de belles caves voûtées du Moyen âge qu’il serait intéressant d’étudier, mais aujourd’hui l’allure générale du village de Vachères est plutôt celle d’un beau village du XVIe siècle.

 

Mme Mireille Bor, maire de Saint-Maime, présente « Le château de Saint-Maime et sa chapelle castrale » 

Le village de Saint-Maime a changé plusieurs fois de nom au Moyen âge parmi lesquels on trouve Saint-Maxime.

Le site castral dominant le passage entre Dauphin et la Durance et qui couvre une superficie de 6 000 m2 a été classé en 1963 et 2009. Du château du XIIe siècle appartenant aux comtes de Forcalquier, il subsiste principalement un donjon octogonal couvert de lauzes. À proximité, se trouve la très belle chapelle Sainte-Agathe du XIIe siècle qui a été soigneusement restaurée et conserve à l’intérieur des peintures romanes de grand intérêt, notamment autour du chœur un Christ avec les apôtres, ainsi que des frises sculptées et des décors peints. Le grand séisme de 1909 a détruit une partie du vieux village haut laquelle n’a pas été reconstruite.

 

Mme Jeanine Bourvéau, de l’association Patrimoine du Pays de Forcalquier, présente « Nouveaux éléments sur le château des Ybourgues »

Ce château, situé sur la commune de Limans dans la vallée de la Laye, est une propriété privée qui a été magnifiquement restaurée. Il est construit au XIIIe siècle par les évêques de Sisteron. Il est constitué de trois corps de bâtiments disposés autour d’une cour et construits en petit appareil avec des chaînages d’angles en pierre de taille. Le bâtiment situé au sud, sur lequel on peut voir des fenêtres à meneaux et une tourelle avec une archère, servait de logement pour les évêques. En rez-de-chaussée, se trouve une grande salle voûtée en arc brisé de 27 mètres de long dont le mur nord est muni d’une belle porte en arc brisé. Plaquée sur cette façade nord du bâtiment, une rampe donne accès à l’étage supérieur où l’on pénètre, par une autre porte en arc brisé, dans une grande pièce, probablement la camera de l'évêque, qui était munie d'une cheminée.        
À l’ouest, une tour transformée en pigeonnier abrite environ quatre cents nids globulaires en plâtre. Le deuxième bâtiment est voûté en arc brisé et possède lui aussi une très belle porte. Quant au troisième bâtiment, il serait un peu plus tardif mais de même type. L’église Sainte-Marie, citée dans les textes, mais qui n’existe plus, se situait sur le quatrième côté fermant la cour et formant ainsi un quadrilatère avec les trois bâtiments du château.

 

Mme Marie-Louise Mangin et Mme Mireille Mégel, de l’association Histoire et Patrimoine Peyruisiens, présentent « 1597, projet de construction d’un rempart au château de Peyruis »

Lecture est faite d’un « prix-fait », daté du 7 mai 1597, par lequel François de Foresta, seigneur de Peyruis et conseiller au Parlement de Provence, commande à un maçon de Montfort, nommé Jean Lombard, la construction d’un rempart pour protéger son château côté ouest suite à une invasion durant les guerres de religion. Le « prix-fait » décrit une construction d’une hauteur de 12 pans (3 mètres) et d’une largeur de 2,5 pans (63 centimètres environ) en partie basse et donne un grand nombre de détails concernant la fourniture des pierres et de la chaux nécessaires à la construction ou le délai de démarrage des travaux et de livraison. Le 1er octobre de la même année, un autre contrat, passé devant notaire avec le consulat de Peyruis quelques temps après, prévoyait la quantité de bois du village qui serait utilisée pour la fabrication de la chaux dans trois fours communaux et devant être livrée pour la construction du rempart. On ne sait si le rempart a été réalisé, d’autant qu’on n’en retrouve pas de trace au sol. Peut-être aurait-on la réponse à cette question en interrogeant les archives du notaire pour voir si une quittance a été délivrée au maçon.

 

Mme Corinne Poty et Mme Cécile Teissier, de l’association Histoire et Patrimoine Peyruisiens, présentent « étude du château de Peyruis par les élèves de l’ENSG (école de l’IGN à Forcalquier) »

En 2015, des élèves de l’ENSG ont travaillé sur le site du château de Peyruis dans le cadre de leur mémoire d’étude. Ils ont collecté des centaines de photos aériennes du site et des ruines à l’aide de drones et procédé à ne nombreux relevés laser qui leur ont permis de s’entrainer à les décrypter, analyser et exploiter au moyen de logiciels très sophistiqués et réservés initiés. Ce travail de géomatique permet d’acquérir, de représenter, d’analyser et d’intégrer des données géographiques afin de les traiter par ordinateur et de les diffuser. Ces techniques permettent de reconstituer des images en trois dimensions comme pourrait le percevoir l’œil humain. Mais la somme d’informations récoltées ne peut être étudiée, analysée et interprétée que par des professionnels et spécialistes. Il est donc souhaitable que les archéologues du département puissent être associés à ces recherches afin de conserver les données relevées, inexploitables par les associations qui ne disposent pas des outils nécessaires.    
L’ENSG est chaque année à la recherche de sites, objets d’études pour les « travaux pratiques » de ses étudiants.

 

Sandrine Claude, archéologue du service archéologique de la ville d’Aix-en-Provence et auteur du « Château de Gréoux » - publié par la DAF - présente « Les sites castraux en limite de la seigneurie de Manosque »

Entre les XIe et  XIVe siècles, la seigneurie de Manosque compte neuf églises sur son territoire en Val de Durance et plusieurs castra (pluriel de castrum). La ville basse, qu’on appelle d’abord « villa » puis « bourg » au XIIe,  se développe à partir du XIIIe. Du castrum du Mont d’Or, ou castrum de Manosque, il subsiste encore un donjon, les ruines d’une petite enceinte cantonnée de deux tours, les vestiges d’une église Saint-Martin du XIIIe. Le site a été fouillé en 1994 montrant qu’il existait un bourg médiéval au pied. En 1149, le comte de Forcalquier le cède aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui y installent une grosse commanderie. Le castrum de Toutes Aures, à l’ouest de Manosque, était situé sur une petite sommité, mais il n’en reste rien. Enfin, sur le castrum de Montaigu, situé en limite de Volx, on trouve encore des restes de tour et de murailles. Ces castra se sont probablement vidés de leurs habitants au cours du XIIIe siècle, ceux-ci choisissant d’habiter dans la ville basse pour plus de commodités et parce qu’ils pouvaient y bénéficier des avantages liés au consulat autorisé dans le bourg.

Vers 1350, la peste chasse aussi les habitants des campagnes vers la ville basse qui grandit énormément. Sur l’actuelle place du Terreau, se dressait au Moyen âge le château d’origine comtale, transformé vers 1250 en palais des Hospitaliers. C’était une vaste demeure quadrangulaire ouverte sur cour, flanquée de tours et entourée de fossés et de murailles, qui devait ressembler à celui de Puimoisson. Le palais a été détruit en 1793.

 

M. Jaque Dalcant et M. Luiggi Corraro de l’association du Patrimoine de Château-Arnoux-Saint-Auban présentent « Château Arnulf, le château perché »

La première datation du castrum Arnulfi remonte à 1150. Aujourd’hui démoli tout comme l’ancien bourg de Villevieille à ses pieds, il était bâti sur la colline de Saint-Jean, qui domine l’actuelle ville de Château-Arnoux construite dans la plaine de la Durance. À l’ouest de la colline, on trouve encore une chapelle Saint-Jean-Baptiste du XVIIe siècle, bâtie sur les fondements de l’ancienne chapelle castrale. Du château probablement détruit par Bertrand de Turenne, il reste seulement quelques restes de murs et des pierres taillées. À vingt mètres en contrebas du château, on voit aussi d’importantes citernes voûtées dont on ne connait pas la datation. Faisaient-elles office de réserve d’eau au Moyen âge pour approvisionner le château ou sont-elles postérieures ? D’importantes recherches restent encore à faire sur le site.

 

Mme Camille Feller, maire de Montlaux, présente « Le vieux village de Montlaux »

Appelé Montlaurs sur la carte de Cassini, le village de Montlaux, qui était bâti sur un éperon rocheux escarpé, a été transféré en 1806 et installé en contrebas du vieux village, à l’endroit appelé Hameau des Jacons où venait d’être reconstruite la chapelle Saint-Jacques. Cité dès 1203, le village était un fief ecclésiastique dépendant de l’abbaye de Cruis, puis acheté en 1553 par l’évêque de Sisteron. En 1204, Pons de Montlaux, troubadour, écrivait des chansons. Dans la région riche en eau, on trouvait jusqu’à 16 moulins sur son territoire traversé par le Lauzon, dont le plus ancien datait du XIIIe siècle. Ils fonctionnèrent jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Le cadastre napoléonien montre qu’il y avait encore, en 1832, de nombreux édifices érigés sur le site du vieux village : une grande église avec son cimetière, une seconde chapelle, une tour ou pigeonnier et une fontaine encore en place. Or, depuis cette époque et jusqu’aux années 2000, le site castral a été pillé, servant de carrière de pierres avec lesquelles, entre autres, le village du bas a été construit. Les remparts sont encore visibles, mais la tour médiévale qui subsiste sur le site a été déclarée en péril tant son état est dégradé. La volonté de l’équipe municipale est de tout faire pour sauvegarder ce qui peut l’être encore.

 

Mme Angélique Pasternak des Amis des Arts et Mme Dominique Fouilloy-Peyric (les fouilles) présentent « Château et remparts de Reillanne » 

Cités dès le Xe siècle, les « villas » situées dans la vallée, le long de la Via Domitia, forment un vaste territoire appelé au Moyen âge la Vallée de Reillanne, incluant aussi plusieurs villages voisins. Elle appartient à la famille de Mayeul, puis aux Reillanne et fait partie de la viguerie de Forcalquier. Au fil des successions, le domaine s’effrite et, dès la seconde moitié du XIIe siècle, la seigneurie de Reillanne est partagée en neuf coseigneuries. Du castrum, situé au sommet de la butte Saint-Denis, il ne subsiste que peu de vestiges. Accolé à l’église Saint-Denis du XIXe et reconvertie en clocher, on trouve une tour du XIIe siècle, avec une porte romane couverte d’un arc en plein cintre. De la chapelle castrale du Moyen âge, il ne reste qu’un chevet plat en pierre de taille couvert d’une voûte en plein cintre. Elle a été confortée, vers la fin du XVe ou XVIe siècle, par une tour clocher. Des deux lignes de remparts autour du turnus et du burgus, ne subsistent que deux portes ouvrant encore sur la partie ancienne de Reillanne, ainsi qu’une porte Saint-Pierre qui donnait accès au turnus. Les fouilles réalisées en 2000 et 2001 sur la plateforme Saint-Denis ont permis de retrouver, entre autres, les restes d’une maison forte. On peut penser que sur le site castral se concentraient des habitations nobles possédant leur propre chapelle, topographie due au morcellement de la seigneurie de Reillanne partagée entre plusieurs coseigneurs.

 

Mme Dominique Fouilloy-Peyric, archéologue présente « Château de Céreste »

Céreste est situé sur la via domitia et placée à la jointure des ruisseaux du Calavon, de l’Encrême et de l’Aiguebelle. Dans le contrebas du village, on trouve le prieuré de Carluc sur le site d’une ancienne nécropole, lieu de culte séculaire avec son église Notre-Dame du XIIe siècle qui dépendait de l’abbaye de Montmajour. Le château, qui domine au nord le village de Céreste, est du XIIe siècle et devait être entouré d’une double enceinte dont l’ancienne voie royale, devenue nationale, suit le contour externe. L’actuelle mairie est bâtie sur ce rempart. Au XIVe siècle, la famille de Sabran est seigneur de Céreste. Du château, il reste la tour de la Vizette avec un bel angle de pierres taillées. Des remparts, il ne subsiste que quelques parties avec archères et corbeaux et une porte, la porte Notre-Dame du XIIe siècle qui contrôle l’entrée nord-ouest du village. On trouve aussi une tour et à l’ouest, un bâtiment autour de la basse-cour nommé « garde-robe ». Une belle maison romane du XIIe, classée, est conservée à l’intérieur du vieux bourg avec des fenêtres romanes. Plus tardivement le château a été étendu et des fouilles ont été entreprises sur cette partie du bâtiment XVIIIe près de la porte Notre-Dame pour retrouver, mais sans succès, l’emplacement de l’église Notre- Dame citée dans les textes.

 

M. Patrick Claude, de l’association Au pied du Mur à Mallefougasse présente « Une expérience alsacienne »

Ayant vécu de nombreuses années en Alsace, Patrick Claude a participé, aux côtés de Mathias Hassler et d’autres volontaires, à la sauvegarde des châteaux du Bas-Rhin en créant une association : « Les veilleurs des châteaux ». Le but était de vérifier chaque année l’état des châteaux forts de la région, de mettre en commun du matériel afin d’aider les associations dans leurs travaux de sauvegarde, de trouver des fonds pour restaurer et de former les bénévoles aux techniques de fouilles et de restauration. Des partenariats ont été signés avec des entreprises pour du prêt de main d’œuvre salariée, ainsi qu’avec les collectivités territoriales et les propriétaires des châteaux. Des journées découvertes étaient également organisées pour collecter des fonds.

La restauration du château de Schoeneck est un bon exemple de la réussite de ces partenariats puisqu’elle a permis de remonter une partie des remparts de ce château détruit par ordre de Louis XIV. Les travaux ont également dégagé le puits taillé dans le rocher et profond de 20 mètres qui avait été bouché et dans lequel on a retrouvé des sculptures et des vestiges intéressants. Les châteaux de Provence n’ont pas les mêmes caractéristiques que ceux d’Alsace, mais ce type de partenariat pourrait être organisé dans notre région en fédérant les associations du Patrimoine.

M. Jean Christophe Labadie, directeur des archives départementales des AHP présente « Une source méconnue : les biens nationaux de 2e origine durant la Révolution française »

 

Les biens des nobles ayant émigré à l’étranger et qui ont été saisis pendant la Révolution sont appelés dans les archives nationales « biens de 2e origine » tandis que ceux du clergé étaient nommés de 1re origine. Lors de leur saisie et avant d’être revendus par l’état, ils ont fait l’objet d’un inventaire, d’une description très précise et d’une évaluation, le tout riche d’enseignements pour la connaissance du niveau et du mode de vie de la noblesse de la région. L’exemple est donné par le patrimoine saisi de M. Joseph Palamède de Forbin, seigneur de Janson, demeurant à Paris et parti en exil en juin 1789. Par exemple, il possédait le moulin de Montfuron, le château d’Ongles, le château de Villemus, qui avait déjà été démoli par la population avant que l’inventaire ne soit réalisé et où restait seulement la ferme, le château de Sigonce qui fut découpé en six lots avant d’être revendu. Les inventaires font également la description minutieuse du mobilier qui meublait chaque pièce, avec leur valeur estimée. Ces listes, complétées par les informations sur les acquéreurs de ces biens saisis, nous font donc découvrir aussi la nouvelle génération des possédants qui a remplacé la noblesse après la Révolution.

 

M. Vincent Buccio du service départemental d’Archéologie présente « Fouiller une agglomération fortifiée, pour quoi faire ? »

À partir des fouilles en cours sur le site de Petra Castellana, agglomération médiévale qui domine Castellane, le propos est de présenter une méthodologie du travail de l’archéologue. Cela commence par la présentation du site fouillé (il s’agit d’une parcelle située entre l’ancien castrum de Roc et la cité de Petra Castellana) et les raisons de ces fouilles (ici le projet Trace européen qui a sélectionné et permis cette deuxième campagne de fouilles). Puis se pose la question de la conservation des éléments que l’on met au jour pour éviter les pillages ultérieurs qui détruiraient irrémédiablement toutes les informations découvertes. L’étude archéologique permet de reconstituer ou de confirmer l’histoire du lieu (par exemple la découverte de boulets de canon prouve que le site a été assiégé) et sert également à éprouver les grandes thèses des historiens. Des outils techniques apportent une aide à la compréhension des archéologues, en particulier les photos aériennes disponibles sur le site de l’IGN. La démarche des archéologues a évolué dans le temps et l’archéologie est plus légère aujourd’hui : au lieu de fouiller intégralement un site, on laisse de la matière aux générations futures en évitant de mettre au jour des vestiges qui ne pourraient pas être protégés. L’archéologie professionnelle impose un cadre très strict : la règlementation, la formation, le financement, la conservation des sites fouillés. Elle ne peut donc intervenir partout et les amateurs bénévoles des associations du Patrimoine peuvent eux aussi enrichir la connaissance des sites en étudiant les cartes IGN et en faisant des relevés topographiques des lieux à partir des cadastres anciens ou en faisant des recherches historiographiques.

 

M. Mathias Dupuis, chef du service départemental d’Archéologue intervient en dernier lieu :

De cette journée autour des châteaux, tours et murailles en pays de Forcalquier, il tire plusieurs réflexions :

-          la richesse et la diversité des vestiges conservés dans la région ;

-          la fréquence des déplacements de populations qui ont déserté d’anciens villages ou agglomérations fortifiées. Cela fait un grand nombre de sites à étudier et à conserver ;

-          la différence de conservation des sites castraux, entre ceux qui sont dans des villages encore habités et ceux qui ont été abandonnés et entre ceux qui sont privés et ceux qui sont publics ;

-          la région n’est pas un pays de grands châteaux et souvent les coseigneuries ont abouti à un patrimoine différent moins spectaculaire et plus difficile à valoriser et à conserver ;

-          on possède un grand héritage archéologique avec ces sites, mais souvent il y manque la synthèse ;

-          le questionnement scientifique est important et on recherche la datation alors que souvent la chronologie est plus importante pour connaître l’évolution des sites ;

-          on connaît peu de choses sur les habitants avant les Xe et XIe siècles et des travaux sont en cours pour étudier cette période (par exemple : Daniel Mouton, archéologue qui travaille à Allemagne-en-Provence sur trois sites dont un antérieur au Xe siècle) ;

-          il existe un lien fort entre l’habitat fortifié et les églises ;

-          il est souvent difficile de voir les évolutions du bâti et de dater les critères stylistiques, surtout dans cette région où des techniques et des styles ont pu perdurer plus longtemps.

 

En conclusion :

-          Les sites de la région sont assez bien connus et les services archéologiques de la région PACA, qui ont peu de moyens, sont plutôt concentrés sur la région de Senez qui a été moins fouillée.

-          Le rôle des associations de bénévoles est donc primordial. Ces derniers peuvent analyser des textes anciens et des documents cartographiques pour enrichir encore les données sur le terrain, à l'exclusion de toute fouille même légère en dehors de celles faites sur des sites autorisés et sous la direction des archéologues des services spécialisés. Il serait bon que l’état organise des sessions de formation pour les particuliers.

-          Il faut aussi multiplier les initiatives et les rencontres comme celles d’aujourd’hui pour faire émerger de nouveaux projets et partager les connaissances. Chaque année, les journées d’archéologie de Digne vont dans ce sens ;

-          Enfin, le rôle des élus locaux est primordial pour valoriser et sauvegarder les sites patrimoniaux et pour faire remonter les problèmes de conservation du patrimoine vers le département ou la région.

 

Pour terminer cette journée Mme Christiane Ducroux, présidente du Clapas, remercie une fois encore tous les intervenants, les participants et ceux qui ont aidé à organiser cette journée passionnante.
 

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Les 8e Rencontres du Clapas

Organisées le 3 octobre 2015 par l’Association « Histoire et Patrimoine Peyruisiens » à Peyruis et placées sous la présidence de Monsieur Patrick VIVOS, maire de Peyruis, cette journée très conviviale est toujours l’occasion de rencontres, de prises de contacts, d’échanges d’informations qui permettent de suivre l’évolution de chaque association affiliée au CLAPAS.

La présidente du Clapas, Christiane DUCROUX ouvre les Rencontres en présentant ses remerciements à Monsieur Patrick VIVOS venu accueillir les participants et à Madame Corinne POTY, présidente de l’association « Histoire et Patrimoine Peyruisiens » qui a organisé la manifestation.

Christiane DUCROUX relate ensuite l’historique de ce regroupement d’associations créé en 2002 et compte 10 associations, puis invite chacun à consulter le site du Clapas qui vient d’être réorganisé et sur lequel on peut consulter les activités mises en place par toutes les associations adhérentes. L’adresse : www.le-clapas.fr

La parole est ensuite donnée aux associations qui, tout au long de l’année, et chacune en son domaine, font un travail remarquable pour la protection du patrimoine mais proposent également des sorties, des expositions, des conférences.

ALAUZA, créée en 2001 à Sainte-Croix-Alauze, président : Jean-Pierre JANSSEN.
La très belle chapelle Saint-Didier (fin des travaux de restauration en 2005) est devenue le lieu incontournable de concerts, pièces de théâtre, expositions et ce tout au long de l’année.
La restauration du lavoir a entraîné des travaux de nettoyage des murets, le nettoyage et la restauration des oratoires.
Dans l’église de Sainte-Croix, qui porte le nom de l’Invention de la Sainte Croix, le chasublier a été restauré et douze gravures d’un très ancien chemin de croix nettoyées et ré-encadrées.
Les vitraux de l’église ont été restaurés par Bernadette Ollivier, maître verrier et restauratrice.
L’association étudie les possibilités de restauration de l’église.

LES AMIS DES ARTS à Reillanne, président : Robert DEVAUX.
Crée en 1972 par Emile et Henriette LAUGA, tous deux collectionneurs passionnés et dévoués, l’association a créé un musée d’Arts et Traditions Populaires enrichi au fil des années par des dons ; cette collection regroupe des objets de la vie domestique, de l’agriculture, de l’élevage et de l’artisanat. Le musée est situé dans un site exceptionnel.
La nouvelle équipe s’est donné pour tâche de faire vivre le musée et d’y attirer des visiteurs, de continuer à proposer des expositions (peintures, photos, artisanat, etc.). Des artistes de renom ont déjà fait la réputation de ce lieu.

LES AMIS DE VILLENEUVE à Villeneuve, coprésidentes : Martine CASANOVA et Carole SUZAN
Les résultats des recherches concernant les traditions et l’histoire du village sont relatés dans deux bulletins annuels. L’association organise aussi des sorties, au moins une par an, et des expositions.
L’association assure la gestion du musée où sont exposées de nombreuses pièces découvertes lors de fouilles archéologiques entreprises ces dernières années.

HISTOIRE ET PATRIMOINE PEYRUISIENS à Peyruis, présidente : Corinne POTY.
Suite aux fouilles archéologiques réalisées en Val de Durance près de Peyruis, lors de la construction de l’autoroute, les statuts de la « Société du Musée de Peyruis et du Val de Durance » sont déposés le 14 décembre 1987. En juin 1990, l’exposition « les premiers paysans du Val de Durance » à la chapelle Saint-Roch (restaurée et aménagée pour l’occasion en salle d’exposition par la mairie de Peyruis) inaugure une longue série de manifestations pour préserver et présenter divers éléments du patrimoine de notre terroir. En 2006, le nom de l’association devient « Histoire et Patrimoine Peyruisiens ».
Elle publie des travaux sur « L’eau à Peyruis », « les chemins et les rues », « Le champ de Gau », « De l’épi au pain » ou « les productions gourmandes », etc.
Par ailleurs, Histoire et Patrimoine Peyruisiens a entrepris la restauration des murets de pierre sèche sur les restanques au pied du château avec le projet d’y recréer des jardins d’agrément et pédagogiques.

AVEC/AUTOUR DU CLOCHER à Villeneuve, présidente : Geneviève REY.
AVEC (Association Villeneuvoise d’Entraide Culturelle), créée en 1978, fusionne en 2011 avec Autour du Clocher.
L’association a pour objets la protection du patrimoine immatériel et propose les cours de provençal parlé et écrit, le retour aux traditions telle celle du pèlerinage à Notre-Dame de la Roque à la Roche-Amère tous les ans le dimanche le plus proche du 8 septembre, des conférences sur des sujets variés chaque 1er vendredi du mois en collaboration avec Les Amis de Villeneuve, des expositions.
La création d’un sentier botanique du Trécol au sommet de la Roche Amère, avec panneaux d’informations, est l’œuvre de Bernard Pelletier, docteur en géologie et minéralogie. Ce dernier peut accompagner des groupes sur demande pour une visite commentée.
La flore, la faune et la géologie du sentier ont fait l’objet d’éditions en vente à la boulangerie, chez Proxi à Villeneuve, à la Carline, à l’Office du Tourisme à Forcalquier, à la Maison de Pays, au Musée de Salagon à Mane, à l’office du Tourisme d’Oraison et à la Maison du Parc à APT. Les titres sont les suivants : « La flore du Luberon sur la commune de Villeneuve », « Aperçu géologique de la Région de Villeneuve » « A tire d’ailes ».

L’ESCOLO DIS AUP à Forcalquier, président : René MARTEL. Il s’agit d’une des plus anciennes associations du département. Elle est aussi une des plus anciennes écoles félibréennes de Provence.
Elle fut créée en 1876 par des personnages célèbres de Forcalquier comme Plauchud, de Berluc-Perussis, soit un an après les fêtes inaugurales de Notre Dame de Provence qui avaient vu venir à Forcalquier les premiers Félibres comme Frédéric Mistral, Aubanel et Roumanille, pour ne citer que les plus grands.
Depuis, des cours de langue sont donnés toutes les semaines, des traductions, du chant, du théâtre continuent à faire vivre la langue provençale.

PATRIMOINE DE VACHERES à Vachères, présidente : Françoise Keller.
L’association, créée en 1989, a déjà 26 ans. La plupart des restaurations possibles ont été réalisées et les grands thèmes liés à l’histoire et à la vie du village ont été édités dans 29 revues.
Le travail se poursuit avec l’étude d’une ferme particulièrement intéressante par les découvertes archéologiques sur son site ; c’est également le lieu d’une ancienne tuilerie.
L’association a entrepris de recréer un jardin sous les remparts.
Des conférences, des sorties sont également organisées.

CONFERENCE
La Présidente de l’association « Histoire et Patrimoine Peyruisiens », Corinne POTY, avait organisé une conférence pour clôturer cette riche matinée, faisant appel pour ce faire à Frédérique MOTEL, conseillère en plantes médicinales et phyto-aromatiques, de l’association « Mille et une feuilles ».

Nous proposons un extrait de cette présentation fort intéressante intitulée : « Fruits et baies sauvages comestibles ».

« Le département des Alpes-Maritimes serait le plus riche en plantes sauvages. La création de l’agriculture date de 10 000 ans ; elle a supplanté peu à peu la cueillette des plantes. Aujourd’hui on y revient et l’on cueille :
- les fleurs dont on fait des sirops, des confitures, des gelées, des liqueurs et des remèdes : fleur de sureau, acacia, pissenlit, coquelicot, primevère, reine des prés ;
- avec les graines de fenouil on fait des tisanes, de la liqueur ;
- fenouil, ciboulette, pimprenelle, anis, baies de genièvre, fleurs d’ail, fleurs de carotte, origan, thym sarriette, romarin, armoise, deviennent condiments.

Bienfaits des plantes :
     - les myrtilles sont riches en antioxydants. Réputées pour la santé des yeux et la circulation sanguine ;
- les framboises dont les feuilles sont particulièrement intéressantes en tisane pour les femmes enceintes et en général pour les problèmes féminins ;
- la feuille de la mûre est médicinale. Les jeunes feuilles se récoltent en septembre et se consomment en tisane. La mûre, fruit du mûrier noir, si riche en vitamine C, en pectine, en sucre, en antioxydants, est aussi veinotonique. On la sèche au soleil pour en faire des bonbons.
- le cornouiller, dont les baies rouge cerise ont la forme d’une olive. Leur goût est acidulé. Riche en vitamine C, très astringent, le fruit du cornouiller doit être cuit ou traité en saumure. Il se récolte en septembre. La fleur est jaune.
- le cynorrhodon, fruit de l’églantier, très riche en vitamine C et vitamine E, renforce les défenses immunitaires. Remède de l’anémie, il est aussi anti-infectieux. Les fleurs et les bourgeons sont utilisés contre la toux.

Nous ne citerons pas toutes les plantes abordées dans le diaporama de Madame MOTEL. En ce vaste domaine elle vous en apprendra plus au cours de balades-cueillettes. Elle vous montrera aussi comment les cuisiner, comment confectionner des sirops, des confitures, des produits soins de beauté et même réaliser vos « Fleurs de Bach ».

Pour contacter Madame Frédérique MOTEL : milleetunefeuilles04et05@gmail.com - www.milleetunefeuilles.net

Après cette si intéressante présentation, il est l’heure de l’apéritif suivi du repas tiré du sac.
L’après-midi devait être consacré à la découverte de Peyruis, mais une succession d’orages nous a conduits à renoncer.
Nous sommes invités à revenir aux beaux jours.

RENDEZ-VOUS AUX 9e Rencontres.
 


Les 7e Rencontres du Clapas

En 2014, à Sainte-Croix-à-Lauze et Vachères, elles ont été placées sous la présidence de M. Pourcin, conseiller général. Elles se sont tenues le 12 avril, préparées et animées avec grand talent par les associations Alauza et Patrimoine de Vachères. Il faut souligner la qualité exceptionnelle de l’accueil tout au long de cette journée.

 
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Nos très sincères remerciements à toute l’équipe qui a pris en charge cette journée lourde à organiser et d’autant plus complexe qu’elle se déroulait en deux lieux :
- à Sainte-Croix, nous avons pu visiter et avoir des explications sur les églises Saint-Didier et Sainte-Croix ;
- à Vachères la visite de l’église rénovée de Saint-Christophe et du musée.

 
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Les 6e Rencontres du Clapas

Le samedi 17 novembre 2012 à Forcalquier

Présentation des activités
- Présentation par chaque association, de ses activités et de ses projets ;
- Présentation des publications des associations, bulletins, livres...

Visite
La visite du musée de Forcalquier prévue en fin de journée n'a pu être réalisée compte tenu de l'heure tardive de la fin de ces rencontres et de la tombée de la nuit en cette période de l'année. Toutefois, Jeannine Bourvéau, avec le talent qu'on lui connaît, en a fait une présentation orale juste après le déjeuner. Créé en 1912 pour accueillir une importante collection de pièces de géologie, le musée n’a cessé de recevoir des dons ; devenu trop petit, il a été installé dans le lieu qu'il occupe aujourd'hui au dernier étage de la mairie, bâtiment autrefois collège après avoir été le couvent des visitandines. Ce musée est extrêmement riche par la qualité de ses pièces et par la diversité des thèmes d'exposition : géologie, préhistoire, archéologie romaine, mobilier du XVIIIe, tableaux, etc.

Exposés - Echanges
- M. Jean-Luc ICARD, directeur de la publication de l'hebdomadaire Haute-Provence Info, a créé un journal spécialisé dans les annonces légales et judiciaires, diffusé uniquement par abonnement. Il souhaite ouvrir les colonnes de ce journal aux associations, pour les annonces événementielles autant que pour du rédactionnel ;

- Conférence illustrée Les Moulins et présentation du livret Moulins en Pays de Forcalquier par Maurice RICHAUD ;

- Puis, en guise de prélude aux agapes prises en commun, l'association Escolo dis Aup nous a enchantés d'airs provençaux repris en choeur par l'assistance ;

- Présentation de la Fondation du Patrimoine par Mme Marie-Françoise Brunel, directrice pour le département 04. Après un rappel historique de cette fondation (R.U.P. depuis 1997) et présentation de l'équipe dignoise, quelques chiffres montrent l'intérêt d'une telle association : depuis 4 ans, 280 propriétaires privés ont été aidés, une centaine de souscriptions ont été engagées ; 50 emplois, induits par ces actions, ont été engendrés ou conservés.

- L'archéologie préventive (Lois 2002 - 2003) permet de fouiller, d'analyser et de prélever des vestiges pour étudier les archives du sol mises au jour lors des travaux d'aménagements du territoire (voies ferrées, travaux routiers, parking...) et aussi lors des travaux privés. M. Mathias Dupuy, responsable du service départemental d'archéologie (conseil général 04), a présenté une conférence, Un an d'archéologie en Haute-Provence, sur les dernières découvertes en Antiquités et Moyen Age. Les différents sites explorés en 2012 ont été : l'église Saint-Marc d'Allemagne-en-Provence, Saint-Michel, Villosq, Moustiers-Sainte-Marie, Saint-Etienne-les-Orgues, la Ferme de Saint-Pierre à Céreste.

Une partie de l'assistance Escolo Dis Aup Le repas sortie des biasses Conférence de Mathias Dupuy

  Une partie de l'assistance     Récital Escolo dis Aup           Pendant le repas    La Conférence de M. Dupuy


Les 5e Rencontres du Clapas

Le samedi 16 octobre 2010 à Dauphin

Présentation des activités
- Présentation par chaque association, de ses activités et de ses projets ;
- Présentation des publications des associations, bulletins, livres...

Visite
Visite de l'église par le syndicat d'initiative.

Exposés – Echanges
L'avènement du Félibrige en Pays de Forcalquier (Pratiques linguistiques et musicales)
par Michel Bénédetto.

Animations
- Représentation théâtrale en provençal : Le trésor d'E.T. de Louis AMIGON, par Lei Rampelaire ;
- Récital d'orgue par Bernard Barrois, professeur au conservatoire départemental ;
- Concert de clôture par "Lei Gabian".


 

 

 

 
Une partie de l'assistance Les publications des associations
 
"Lei Rampelaire" "Lei Gabian" avec l'orgue en arrière plan

Les 4e Rencontres du Clapas

Le samedi 31 octobre 2009 à Villeneuve

Présentation des activités
- Présentation par chaque association, de ses activités et de ses projets ;
- Présentation des publications des associations, bulletins, livres...

Visites
- Visite de l'église, inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques ;
- Visite commentée du musée archéologique et ethnologique.

Exposés – Echanges
Archéologie en Moyenne Durance, activité de la recherche
par Emilie Porcher (IRAA, Université de Provence).

Visite de l'église Visite de l'église Visite du musée La conférence

Les 3e Rencontres du Clapas

Le samedi 11 octobre 2008 à Vachères et Sainte-Croix-à-Lauze

Présentation des activités
- Présentation par chaque association de ses activités et de ses projets ;
- Présentation des publications des associations, bulletins, livres...

Visites
- à Sainte-Croix-à-Lauze, la chapelle Saint-Didier récemment restaurée et l'église qui fait l'objet d'un projet de restauration ;
- Visite commentée du musée municipal de paléontologie-archéologie de Vachères (Musée de France).

Exposés - Echanges
Histoire géologique du Luberon
par Christine Balme, géologue au Parc Naturel Régional du Luberon.
 


Visite du musée de Vachères

 

Visite de l'église de Sainte-Croix à Lauze Visite de la chapelle St Didier de
Sainte-Croix à Lauze
La photo souvenir